mercredi 15 septembre 2010
Scénario : Épisode 9 - Qui aime bien
Cyril, à Tibotine : Mais comment tu l’avais rencontrée au fait ?
Tibotine : Ça s’est fait en deux fois. La première fois, elle avait montré tout l’étendue de son talent avec des bonnes répliques et un clin d’œil à Cyrano de Bergerac. La seconde fois, je me suis faite agresser par…
Axel, tapotant : On peut éviter ce sujet s’il vous plait ? J’aime pas parler d’elle.
Ils marchent dans le hall.
Cyril : Encore sous le choc ? Je te jure que si je la croise, avec toute ma prestance et mon humour, je lui ferai regretter de…
Dickie, tête basse comme pour ne pas être aperçue, passe à ce moment-là devant eux.
Cyril : Mais quand on parle du loup ! Eh Dickie !
Axel : C-cyril, non !
Cyril, attrapant Dickie par l’épaule qui ne s’était pas arrêtée : Hop hop hop ! Fais pas genre tu m’as pas entendu !
Dickie se retourne en gardant les yeux baissés.
Dickie : Quoi ?
Cyril : Ooooh ! On fait sa tête de chien battu ? Faut pas faire la gueule Médor ! C’est toujours mieux que de montrer les crocs, mais ça n’empêche pas que t’es une sacré bâtarde !
Dickie : Ok. Tu veux la venger, c’est ça ? Mets-moi tout ce que tu veux, j’en ai plus rien à faire. Je l’ouvrirai même pas.
Cyril : Vrai ? Juré ?
Dickie opine brièvement de la tête.
Cyril : Ça va être possible ça ?
Dickie : Ça va être possible.
Générique.
Cyril, faisant mine de s’échauffer : Wouh ! Ça va être l’un des plus beaux jours de ma vie ! [il arrête] Alors, ton amie [il montre Tibotine], enfin ex-amie, c’était avant que tu la déçoives énormément rappelle-toi, m’a dit que tu avais un faible pour Cyrano de Bergerac. Je sais que tu me prends pour un imbécile, mais figure-toi que je connais, il y en a de la culture là-dedans. Voici donc les différentes fins que tu pourras connaître sous mon verbe, à la manière de Rostand. Et c’est tout !
Cyril se retourne vers Axel, et lui fait un signe avec le visage qu’elle ne comprend pas.
Cyril : La suite ! J’ai dit « c’est tout » !
Axel : Ah. « Mais… »
Cyril : Ah non ! Je n’ai pas encore commencé jeune homme !
Car on pourrait trouver pour cette fille bien des fins en somme.
En variant le ton, -par exemple, tenez :
Réaliste : Dickie, de son orgueil trop enflée,
Demanda au sieur Cyril qu’il l’achevasse !
Suicidaire : Dickie, un peu à la masse,
Veut voir si de faire une longue phrase Cyril était cap !
Descriptif : C’est un roc, c’est un pic, c’est un cap
Pas de doute, Dickie, Cyril l’en – que vois-je ?
Tout un auditoire qui emménage !
Messieurs, dames, pour vous en remercier
De croustillantes fins je m’en vais inventer !
Hum, tragique : à bout de force devant Cyril
Et préférant la mort à l’exil
Dickie sort un flingue et se tue
Car sa fierté et son orgueil n’en pouvait plus.
Vous allez me trouver pessimiste
Mais j’ai pourtant bien fouillé la liste !
Amicale : Tibotine et Axel
Devant la violence des mots des Cyril se rappellent
De doux moments avec Dickie
Et vont consoler leur amie.
Mais croyez-vous vraiment qu’elles accepteront
De câliner une telle abomination ?
Romantique : Cyril l’embrasse
Dans un doux baiser fugace
Mais là c’est à vous que je songe, mes amis
Car aussitôt c’est tout l’auditoire qui vomit !
Fantastique : Cyril en appelle à Dieu qui arrive et la bénit
Y arrivera-t-il ? Son âme est si pourrie !
La cruauté, la froideur de son monstre sans cœur
Ferait douter même des pouvoirs de Notre Seigneur !
Ce paragraphe était réservé aux croyants.
Mais bon Dickie, comme je ne suis pas bien méchant.
Je te laisse choisir la fin la moins triste.
Ne viens pas dire après que je suis égoïste.
Dickie, après avoir longuement hésité dans le silence :
Cyril, vraiment ton attention me touche
Et à ta demande, j’ouvrirai donc la bouche.
Je t’apporte ainsi mon ultime décision :
Je choisis une fin qui ne contient pas ton prénom.
Grand silence.
Cyril : Ben par exemple la premi… ou alors la trois… euh…
Tout le monde commence à chuchoter en tout sens.
-Le romantique il l’embrasse donc c’est mort.
-Il a pas dit que c’était lui qui appelait Dieu ?
-Je suis sûr qu’il a dit qu’il l’achèverait.
-« à bout de force devant Cyril », je m’en souviens il l’a dit.
Etc.
Cyril, cessant de jouer le jeu et de chercher à rimer : [à la foule] Stop ! [à Dickie] Je crois me rappeler que tu avais promis ! …Me rappeler que tu avais promis que tu te tairais !! Est-ce que c’est ça ton sens de l’honneur, Dickie !?
Dickie, hautaine et lentement, rimant avec les phrases précédentes de Cyril :
Mais n’avais-tu pas promis que c’est de moi que tu parlerais ?
À moins que ta mémoire soit aussi courte que ta modestie.
Eclat de rire de la foule.
Dickie, au milieu des rires, chuchotant à Cyril : Comme quoi on n’assiste pas forcément à la fin de celui qu’on attendait.
Tibotine : Dickie ! Comment as-tu pu…
Dickie : J’ai craqué. Désolée.
Toute la foule se disperse. Soudain, on commence à entendre « toc… toc… ». Dickie prend peur.
Axel, tapotant : Alors comme ça t’es incurable, hein ?
Dickie : Ouais. Je m’excuse pour la dernière fois, pour Tibotine et toi. J’ai été une peau de vache.
Axel : Sûr.
Dickie : C’est oublié ?
Axel : Crève. C’est gravé bien clairement, là [elle montre son cerveau]. « Dickie peut être une enfoirée de première si elle veut. Mesure de sécurité : si elle recommence, prière de lui briser la nuque ».
Dickie : Ouais. Il est probable que ça me calme.
Elles rigolent.
Tibotine : Cyril ! Dis quelque chose !
Cyril : … Je me suis fait détruire ! Humilié ! Pauvre de moi ! C’est une légende qui s’écroule ! Pauvre de moi ! Moi, si parfait !
Dickie : Ouais Cyril, effectivement t’es parfait. Mais seulement quand tu…
Tibotine, la coupant : Dickie ! Qu’est-ce que tu vas lui sortir comme horreur ! Tu crois pas que ça lui a suffit !
Dickie : Pardon pardon !
Tibotine : Essaye de lui remonter le moral plutôt !
Axel : C’est bien la seule chose qu’on puisse lui remonter, parce que sa côte de popularité, bing !
Elle éclate de rire avec Dickie.
Dickie, riant avec Axel : C’est même plus une pente raide, c’est carrément une chute !
Tibotine : Eh ! Dickie, si tu veux être de retour avec nous, tu arrêtes de dire que des méchancetés !
Dickie : Ah non, nuance, j’en dis des encore pires, mais j’ai appris à en accepter les conséquences. Regarde par exemple : Axel, je suis contente d’être redevenue ton amie, tu pourras à nouveau terminer une phrase sans mourir d’épuisement avant la fin.
Noir.
Dickie : Axel !! Lâche mon cou ! [étranglée] Axeeeel !
Générique de fin.
mardi 14 septembre 2010
Scénario : Épisode 8 - À la guerre
Dickie, en train de faire des devoirs : M’énerve, j’y comprends rien à cet exercice.
Tibotine, avec l’accent allemand : Ar zo nein nein. Ce n’est pas le cosinus qu’il faut prendre ici, c’est la tangente, tu comprends ar zo ?
Dickie : Ya ya… Désolé, j’ai pas trop envie de rire.
Axel, surgissant de nulle part et tapotant sur sa jambe : Dickie ?
Axel est accompagnée de Cyril.
Dickie : Que… Oh quoi ?
Tibotine : Tu traînes avec mon frère maintenant ?
Axel, tapotant : Ouais. Il m’a pardonné pour la dernière fois. [à Cyril] S’il te plaît, tu peux nous laisser entre filles ?
Cyril : Ok, pas de problème !
Il s’en va, l’air toujours aussi stupide.
Axel, tapotant : Dickie, je suis vraiment désolé pour la dernière fois. J’aimerais qu’on se réconcilie.
Dickie : Ça va pas être possible.
Générique.
Axel, tapotant : Je t’en prie, me fais pas la tronche.
Dickie : Arrête de taper sur ta jambe comme ça, ça m’agace.
Axel, continuant : Tu sais bien que j’en ai besoin pour parler.
Dickie : Ah, j’oubliais ! Tout comme ceux qui ont besoin d’un masque pour vivre en société, mademoiselle a besoin d’un métronome pour jouer de son pipeau.
Axel, arrêtant : C-c-comment tu peux d-d-dire ça ?!
Dickie : Mais continue, pourquoi est-ce que tu arrêtes ? On croirait entendre une vieille bagnole qu’a du mal à démarrer, faut faire réviser ton moteur ma fille ! Je sais pas si le ridicule tue, mais en tout cas il donne l’air sacrément idiot.
Axel : T-t-tais-toi !!
Dickie : Sinon quoi ? Tu vas me frapper ? Mais vas-y, lâche-toi Porky Pig, fais-toi plaisir !
Axel lui colle une claque.
Dickie : C’est bon, ça va mieux. Eh, faut pas trembler de la main comme ça ! Même quand tu gifles, on a l’impression que tu bégaies !
Axel : L-la ferme !
Dickie : P-p-pauvre Axel, que te reste-il si tes coups ne font plus mouche ? Tu vas p-p-passer le reste de ta vie à b-b-bégayer, et c’est tout ? Une ratée comme toi, qui acceptera de se la farc-c-cir… CIR-QUE ! Mais bien sûr, voilà un endroit rêvé pour toi !
Axel fait deux pas pour s’éloigner et s’assoit, sous le choc.
Dickie, se levant : Tu craques déjà ?! Eh, t’as pas beaucoup d’endurance pour quelqu’un qui met toujours trois minutes pour finir une phrase ! [à Tibotine, en riant] Ah ça fait du bien ! Mais qu’est-ce qu’elle croyait elle, que j’allais en rester là ?
Tibotine : Dickie. Peut-être que tu me répondras que je suis mal placée pour dire ça, mais justement. Pendant une dizaine d’années non-stop, j’ai pu en expérimenté tous les aspects et les caractéristiques.
Dickie, avec un sourire montrant sa fierté : Et ?
Tibotine : Bravo, t’es devenue une belle langue de pute.
(si c'est trop grossier, on remplacera par "langue de pouf", mais ça fait énormément perdre à l'intensité dramatique de la scène. Pareil pour l'épisode 8bis)
Dickie, alors que Tibotine range ses affaires, prend son sac et part : Quoi ? Depuis quand tu me parles comme ça toi, ça va pas non ? Regarde-moi quand je te reparle ! Reviens tout de suite Tibo ! T'es complétement malade ! Faut te faire soigner !
Ellipse. Dickie est chez elle, face à une table sur laquelle elle a ouverte toutes les boîtes de médicaments qu’elle regarde.
Générique de fin.
lundi 13 septembre 2010
Scénario : Épisode 7 - On ne fait pas d'omelette
Dickie, Axel et Tibotine marchent en discutant.
Dickie : Mais alors le badge, c’était quoi ?
Axel : Une sorte de signature, pour qu’on se rappelle de moi.
Tibotine : Et pourquoi une souris ?
Axel : Alors ça, l’inspiration ! Des fois, des trucs chelou viennent à toi comme ça, tu sais pas p…
Cyril, sortant de nulle part : Yeh !! Salut les filles !
Dickie : Oh non.
Cyril, faisant la bise à Tibotine : Salut Tibo ! [faisant la bise à Dickie] Salut Dickie !
Il s’approche de Tibotine pour lui faire la bise, mais elle lui lance un regard si noir qu’il recule d’un pas en disant :
Cyril : Euh… salut !
Dickie : Qu’est-ce que tu…
Cyril, lui posant le doigt sur la bouche : Chuuuuut… Tu sais, j’ai beaucoup réfléchi depuis notre dernière rencontre, et, c’est un grand honneur pour toi je sais mais, il faut que je te dise quelque chose…
Dickie : Si c’est pour te moquer de moi c’est…
Cyril, lui coupant la parole : Je t’aime. Sors avec moi.
Gigantesque silence digne des plus grandes profondeurs abyssales.
Dickie : … Désolée… ça va pas être possible…
Générique.
Cyril : Ah… bon… j’oubliais que les mollusques marins n’ont pas de cœur.
Dickie, s’énervant : Tu vas pas recommencer avec ton huître ! Je t’ai rembarré gentiment là, j’ai pas…
Cyril, la coupant : Mais t’es sur les nerfs ma grande ! Faut pas t’exciter comme ça ! [à Tibotine et Axel] Lui achetez jamais un tensiomètre hein, l’aiguille va faire six fois le tour du cadran !
Dickie, bien énervée : Mais tu vas pas t’y remettre ! Pour rester calme face à l’étendue de ta bêtise, c’est pas des somnifères qu’il faut, c’est un soutien psychiatrique !
Cyril : Que j’aime ta répartie ma tigresse ! Sauvage, violente, mais aussi pleine de grâce et de charme ! Cela dit, attention à ne pas la caresser à rebrousse-poils, ça mord ces bêtes-là !
Dickie, furax : Encore obligé de me comparer à un animal, hein ? Et pour toi, ce sera quoi ? Un âne ? Un militaire ? Un rat ?
Cyril : Eh, j’aime bien le rat ! Il vit constamment avec la haine pure et gratuite d’autrui, il survivrait à une attaque nucléaire et tient bon face à la peste ! Ne sont-ce pas là les caractéristiques idéales pour réussir à cohabiter avec toi ?
Axel, commençant à tapoter sur sa jambe ou un mur (et continuant pendant les deux prochaines tirades) : Arrête…
Dickie, explosant de rage : Axel, ne te mêle pas de ça ! [à Cyril] Cohabiter ? Carrément ? Explique-moi comment vivrions-nous à deux alors que tu ne vis que pour toi-même ! Tu parlerais tellement de toi qu’à tant t'entendre les voisins seraient convaincus que tu vis seul. Tu te regarderais tellement dans le miroir que quand j’irais devant, ton reflet sera encore là.
Cyril : Mais qui se ressemble s’assemble, non ? À moins que tu ne vives pour autre chose que ta fierté égoïste d’avoir le dernier mot ? Pas étonnant que les voisins aient de telles croyances, tu râles tant qu’ils jureront que c’est la télé que je laisse allumée. Et lorsque tu seras devant mon immuable reflet, j’espère que tu prendras bien le temps d’admirer son regard plongé dans le tien, un regard empli d’amour, ne serait-ce que pour lui-même, face à ton regard empli uniquement de haine et de mépris des autres...
Dickie va hurler quelque chose, mais Axel ne lui en laisse pas le temps en envoyant un poing dans la face de Cyril qui en est projeté au sol. Tibotine crie puis s’agenouille à coté de lui pour voir s’il va bien.
Dickie, à Axel : Non mais ça va pas non ?!
Axel, bégayant : Je p-p-pouvais pas accepter q-q-qu’il…
Cyril : Aaaaah ! Mon nez !!! J’ai mal !!!
Dickie : Que t’acceptes ou pas, on frappe pas les gens comme ça !
Axel : T-t’as pas à me donner de leçon !
Cyril : Je me vide de mon sang !! Au secours à moi !!
Tibotine, à Cyril : La ferme !
Dickie : Faut te faire enfermer ma pauvre fille, t’es complètement cing…
Avant même qu’elle est pu finir, Axel la claque du dos de la main.
Dickie : … Comment peux-tu…
Axel lui en met une autre de la paume. Axel l’observe d’un regard mêlé de sévérité, de déception et de tristesse pendant que Dickie, les yeux baissés et perdus dans le vide, est bouche bée. Finalement, Axel part d’un pas lourd et rapide.
Dickie, après un silence : … Tibotine ?
Tibotine, toujours penchée vers son frère : Oui ?
Dickie : J’y vais. Fais ce que tu veux.
Tibotine : Je vais emmener mon frère à l’infirmerie.
Dickie : Très bien.
Dickie part dans la direction inverse de celle d’Axel.
samedi 11 septembre 2010
Scénario : Épisode 6 - Bien mal acquis
-Bon les mecs, les Pester Laure c’est fini, on est dans la cour des grands maintenant, c’est compris ?
Pierre et Paul : Oui boss !
On découvre qu’ils s’adressaient en fait à Gilbert.
Gilbert, se prenant grave au sérieux : Maintenant, notre nom sera les Tiger Wood, comme le catcheur, compris ?
Pierre : Oui boss, on a trop bien fait de vous prendre comme boss, vous avez trop de culture !
Gilbert : La culture ne fait pas tout, on va aussi changer de cibles. Fini les vols de goûters, maintenant on attaque les portefeuilles, exécution.
Après trois pas, ils arrivent à un banc où est assise Tibotine.
Gilbert : Salut mon chou, dis-moi qu’est-ce tu fais là ?
Tibotine : J’attends une amie, mais je vois pas en quoi ça te regarde.
Gilbert : Bon, elle comprend rien à notre subtilité. File-nous tout de suite ton fric, [la saisissant par le col] ou on te démonte ta face !
Dickie, venant de derrière avec le déguisement du professeur Müller et son accent : Ar zo nein nein, désolée… [voix sérieuse] ça va pas être possible.
Générique.
Tibotine : Dickie, qu’est-ce tu…
Dickie : C’était pour une surprise, mais visiblement j’ai été devancée. Que désirent ces messieurs ?
Gilbert : Du fric !
Dickie : Pourquoi ? Pour t’acheter des poils ?
Pierre : … euh boss, vous vous êtes fait détruire là.
Gilbert, criant pour faire taire Pierre : Aaaaaah ! Tu oses mettre en doute ma virilité ?
Dickie : Mais pas du tout Tarzan, pas du tout.
Gilbert : Voilà, je préfère ça : Tarzan.
Dickie : Un type qui a jamais appris à se comporter en société, qui crie comme une fillette pour se faire respecter et qui commande à des gorilles.
Tibotine : Euh Dickie, calme le jeu…
Gilbert, se collant à Dickie pour faire monter la pression : Tu as envie de te faire défoncer ou quoi ?
Dickie : Pour tout dire, c’est mon rêve. Mais laisse ça à ta milice, parce que tout seul tu risquerais de te froisser un musc… [regardant son bras] euh, un os.
Gilbert : Massacrez-la.
Paul la saisit par le col et prépare son autre bras à frapper.
Dickie : Si tu pouvais avoir l’amabilité d’épargner mon menton, j’aimerais me souvenir de quelle taille était mon agresseur.
Tibotine, comme une reproche : Dickie !
Dickie plisse les yeux pour se préparer à recevoir le coup, quand soudain on entend « toc… toc… toc… toc… ». Paul et Pierre sont morts de peur.
Gilbert : Mais frappe ! Frappe je te dis !
Voix d’Axel : Ok.
Le poing d’Axel surgit de nulle part, explosant Paul qui s’envole presque. Tibotine et Dickie regarde la scène étonnées, Gilbert ne comprend pas ce qu’il se passe. Axel s’approche furax de Pierre.
Pierre, mettant ses mains paume contre paume : Non ! Pitié ! Je recommencerais plus je le jure je…
Axel saisit les deux poignets de Pierre et serre très fort.
Pierre : Aaaaaaah !! Au secours !! J’ai mal je…
Il finit par s’évanouir. Tibotine et Dickie continuent à regarder la scène, sidérées. Axel s’approche de Gilbert.
Gilbert : Eh ! Tu te rappelles de moi, hein ? Ah… aaaaah…
Axel prépare à peine son coup que Gilbert se recroqueville en boule par terre tout tremblant. Axel hausse les épaules, et sort de sa poche trois badges qu’elle fait tomber sur chacun d’eux.
Dickie : Hein ? Eh ! Mais c’est toi la souris géante !!
Axel la regarde, interloquée.
Dickie : C’est une grande avancée pour la science ! Ah, en fait, Dickie !
Tibotine : Tibotine !
Axel se met à tapoter sur sa jambe en souriant. Dickie et Tibotine prennent peur.
Axel, souriante : ...Axel.
Dickie : … ok ! Bon Axel, tu m’as sauvé la vie, j’invite au MacDo, et rien à fiche s’il est quatre heures !
Axel fait non de la tête.
Dickie : Pas bavarde, hein ? J’insiste !
Axel finit par la suivre en souriant et en haussant les épaules.
Dickie : Ah !… Au fait, j’allais oublier ! [elle se met à genoux à coté de Gilbert toujours en boule] J’avais oublié de te la balancer tout à l’heure mais, t’es tellement petit, c’est un miracle que tes jambes soient assez longues pour toucher le sol. Allez salut.
On reste sur Gilbert, mais on entend la voix de Dickie s’éloigner au loin « en fait tu vois, on avait élaboré une hypothèse selon laquelle il y a avait une souris géante dans les couloirs, c’était à cause du dessin sur tes… »
Pieds de Gilbert suspendus dans le vide.
Générique de fin.
vendredi 10 septembre 2010
Scénario : Épisode 5 - Jeu de mains
Préface : Sur le texte, cet épisode paraît plus long que les autres. Mais il me semble que la très grande rapidité des combats devrait équilibrer le tout. Évidemment, vous n'aurez pas à faire tout ça, il faudra ruser avec les différentes prises, mais pensez tout de même à vous échauffer ;}
Gilbert travaille seul dans une salle de permanence. Soudain, les Pester Laure (Pierre, Paul et Jacques) ouvre violemment la porte d’un coup de pied de Jacques.
Jacques : Eeh ! Mais c’est l’ptit Gilbert ! Dis-moi Gilbert ça te dirait de nous filer ton goûter ?
Gilbert, effrayé : Vous êtes qui pour vous attaquer aux plus faibles que vous…
Jacques : On est qui ? QUI EST MORTELLEMENT TROP FORT ?
Pierre et Paul : LES PESTER LAURE !
Jacques : ET QUI C’EST QUI VALENT DE L’OR ?
Pierre et Paul, fiers d’eux : LES PESTER LAURE ! Ah ah ah !
Gilbert, effrayé : Allez mourir…
Jacques, le saisissant par le col : Mais tu joues avec ta vie toi ! T’espères quoi, un miracle ?
Gilbert, presque sanglotant : Normalement dans les films, il y a quelqu’un qui dit une bête de phrase puis qui vous démonte la face.
Jacques : Ah… Ben c’est dommage mais j’entends rien. Donc ça m’étonnerait que…
Surgissant de nul part, un poing atterrit en plein la face de Jacques qui décolle.
Générique.
Jacques : Qui a osé…
On voit Axel, le poing encore tendu, qui le dévisage visiblement pas très confiante. En pointant du doigt (de la main gauche) la porte, elle leur fait signe de partir.
Jacques : Tu veux qu’on parte, c’est ça ? Bon, ok, venez les gars…
Axel sourit, rassurée. Incompréhensifs, Pierre et Paul suive Jacques. Mais au moment où il passe à coté d’Axel, et tout cela très rapidement, il lui attrape le bras de la main droite en essayant de lui coller un coup de coude dans la tête, mais elle se baisse et passe en-dessous son propre bras qu’elle parvient à faire pivoter (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre) en attrapant avec la main (gauche) le poignet du bras qu’il la tient. Jacques se retrouve dos à elle, Axel lui faisant une clé de bras dans le dos. De son bras gauche, il lui encercle la nuque et, en reculant la jambe, la tire vers lui pour qu’elle soit déséquilibrée. Elle pivote sur elle-même, se retrouve face à lui. Elle relève la jambe en la pliant et lui met un coup de pied violent dans le ventre qui l’envoie en arrière, bien qu’il reste debout. Tout cela doit prendre moins de cinq secondes, et si vous avez réussi à tout comprendre sans relire trois fois le texte, vous avez tout mon respect.
Jacques : Tu te défends pas mal dis-moi !
Pendant la réplique suivante, Gilbert range vite ses affaires et s’enfuit de la salle. En même temps, Axel sort un élastique et se fait une queue de cheval, elle ne paraît ni agressive ni apeurée, elle attend juste.
Jacques : Pas très causante hein ! QUI EST MORTELLEMENT TROP FORT ?
Pierre et Paul : LES PESTER LAURE !
Jacques : ET QUI C’EST QUI VALENT DE L’OR ?
Pierre et Paul : LES PESTER LAURE !
Alors qu’ils n’ont même pas fini leur dernière réplique, Pierre et Paul se jettent sur Axel qui recule d’un pas, croise les bras et les décroise violemment, chacun dans le ventre de Pierre ou de Paul. Jacques arrive de face et tente de lui mettre une droite, mais elle pousse cette droite sur le coté avec le dos de sa main et tente de lui mettre un coup de pied. Mais Jacques l’attrape au vol en faisant « Ah ! ». Axel fait un saut et lui décoche son autre pied dans le torse avant de ré-atterrir sur ses deux pieds, pendant que Jacques fait une galipette arrière sur la table qui était derrière lui et se retrouve debout de l’autre coté.
Paul essaye de lui mettre un poing dans la face mais elle plie les genoux, Pierre essaye de lui en décocher un à son tour alors qu’elle vient de se baisser mais elle l’arrête d’une seule main, se relève. Paul essaye de lui en mettre une autre, mais elle réceptionne le bras de Paul au creux du sien qu’elle plie violemment. Paul hurle, Axel fait un demi-tour sur elle-même en tenant toujours le bras de Paul qui est projeté vers Pierre en faisant un tour sur lui-même. Jacques s’est mis à genoux sur la table, et va frapper Axel par surprise. Mais alors que Pierre et Paul vont aussi la frapper, Axel voit Jacques. Elle se baisse juste à temps pour éviter les trois coups et glisse sur les genoux sous la table où se tient Jacques jusqu’à la chaise. Jacques se retourne pour dire quelque chose, mais n’en a pas le temps car, Axel, allongée au sol la tête vers Pierre et Paul (une position logique, elle vient de glisser sur les genoux et s’est juste penchée), lui envoie d’un coup de pied la chaise en pleine tronche.
Vous arrivez à suivre ?
Paul fonce vers elle pendant que Pierre se prend Jacques qui tombe en arrière. Elle se relève, prend appui de ses deux bras sur une autre table et, en sautant et pivotant, donne un coup de pied à Paul, avant d’atterrir sur la table.
Jacques : Chopez-la !!
Ils commencent tous les trois à courir vers elle, et elle s’enfuit en courant en passant de table en table. Paul essaye de taper ses jambes d’un geste rapide mais elle saute pour l’éviter, ils essayent d’attraper ses jambes mais elles ne cessent de donner des coups de pieds en tout sens. Jacques tente de monter sur une chaise mais elle lui met un coup de genou juste sous la tête, il part à la renverse en entraînant avec lui une autre table qui se renverse d’un quart de tour (c’est à dire que les pieds de la table sont vers Axel). Enragé, Pierre tente de pousser la table sur laquelle est Dickie, mais juste avant, elle saute de la table vers Jacques et, en l’air, donne un coup de pied dans la table renversé qui glisse jusqu’à Pierre et Paul qui se prennent les pieds de la table dans le ventre. Jacques, qui se trouve entre les jambes d’Axel, lui attrape les mollets et tente de lui faire perdre l’équilibre, Axel s’accroche à la table devant elle qui est entraînée avec elle et se renverse d’un quart de tour sur le visage de Jacques qui en est sonné. Pendant qu’il se relève, main sur le nez, il voit Axel s’enfuir dans le couloir poursuivie par Pierre et Paul.
Jacques avance douloureusement vers le couloir dont on entend des bruits de coups s’échapper. Alors qu’il sort il voit, contre le mur, Pierre assis en train de souffler pire qu’une machine à vapeur, et un badge posé à coté de lui. Jacques ramasse le badge, c’est une souris à l’air féroce, et a été rajouté en-dessous au stylo « Pester Laure ».
Jacques : Elle se fout de notre gueule ! Dis-moi quelque chose Pierre ! Eh ! Qui est mortellement trop fort !?
Pierre, n’arrivant pas à finir : C’est les Pester L…
Jacques : Non !
Il court dans le couloir dans lequel on entend encore pleins de bruits de coups, et commence visiblement à flipper.
Ailleurs, on voit Paul attraper Axel qui lui donne un coup de pied là où ça fait mal.
Jacques continue à avancer en flippant. Derrière lui, mais il n’arrive pas à comprendre d’où proviennent les sons, on voit Paul surgir d’un autre couloir, projeté par Axel, qui arrive juste après, lui met une autre beigne, il se retrouve coincé contre le mur, elle lui donne un coup de coude dans le ventre avant de l’achever d’un coup de pied. Pendant ce temps là, Jacques criait :
Jacques : Paul ! Paul !! Qui est mortellement trop fort !? Qui est mortellement trop fort ?
Toujours en arrière-plan, Paul s’écroule par terre, on voit Axel sortir un badge, le poser sur lui puis l’attraper par le col, le traîner par terre, faire de même avec Pierre qui était juste à coté et les traîner jusque dans la salle. C’est là que Jacques commence à entendre « toc… toc… toc… toc… ». Il ferme les yeux pour se concentrer sur la provenance du son, comprend qu’il vient de la salle. Il y court, mais elle paraît vide. Il se baisse, mais il n’y a personne non plus sous les tables. Le bruit continue sans cesse depuis tout à l’heure, de plus en plus angoissant « toc… toc… toc… toc… ». Jacques s’approche d’un rideau et le soulève. Rien. Il s’approche d’un second. Rien.
Jacques, s’approchant du troisième : Q… Qui est mort
Il n’a pas le temps de finir que le pied d’Axel surgit du troisième rideau en plein sa face. Il s’écroule.
Axel, continuant à taper avec son doigt sur le mur : Les Pester Laure.
Elle arrête, sort un badge de sa poche et le laisse tomber sur Jacques avant de partir lentement.
Pierre et Paul étaient cachés derrière le quatrième rideau. Il s’approche de Jacques.
Pierre : Eh boss, vous aussi elle vous a donné un badge… il y a même un truc marqué dess…
Paul, sous les yeux de Pierre et de Jacques, prend alors les trois badges et les mets cote-à-cote, ce qui laisse apparaître l’inscription : « Saviez-vous que – Pester Laure – est le vrai nom de Lorie ».
Pierre et Paul regardent médusés Jacques.
Jacques : C’était… une manière de lui rendre hommage.
Bruit de la porte de la permanence claquée par Axel.
On voit Jacques, probablement chez lui, monter sur une chaise face à une fenêtre ouverte.
Générique de fin.
mercredi 8 septembre 2010
Scénario : Épisode 4 - Le chien aboie
Dickie, accourant vers Tibotine : Tibotine !! Au secours aide-moi !
Tibotine : Qu’est-ce qui se passe ?
Dickie : Le portrait ! J’ai complètement oublié qu’il était à rendre pour aujourd’hui !
Tibotine, pendant que Dickie sort une feuille : Ma pauvre, c’est fichu, ça sonne dans trente secon…
Dickie, commençant à dessiner : Bouge plus !
Tibotine, bloqué dans une pause idiote, entend la sonnerie sonner.
Tibotine, entre ses dents : Dickie cha craint.
Dickie, dessinant super vite, a cinq crayons dans la bouche et passe de l’un à l’autre désespérément en passant de sa feuille à Tibotine.
Dickie : Mais non, mais non, t’inquiète je…
Soudain, Pierre-Antoine se penche sur le dessin.
Pierre-Antoine : C’est moche.
Dickie, s’arrêtant de dessiner : Pardon ?
Pierre-Antoine, méprisant : Cette croûte ne vaut pas un sou sale pauvre. J’ai honte d’être dans la même institution que des boueuses de ton espèce.
Dickie : Ça va pas être possible…
Générique.
Dickie : Ben mon vieux, t’as les chevilles tellement enflées, le matin pour enfiler tes pompes il doit falloir les accrocher à un ULM, heureusement que papa a les moyens.
Pierre-Antoine, sortant une toile : Ah cuistre ! tu ne sais donc pas que tu t’adresses au maître Pierre Antoine de la Feuillère ! Admire donc mes œuvres et compare-les aux tiennes, cela vaut bien une leçon !
Dickie : Ah tu veux jouer à ça ? Eh bien sache que mon dessin ne…
Tibotine : Que son dessin n’est pas un plagiat honteux de quelques tableaux du musée du Louvre !
Pierre-Antoine : Qu’oses-tu insinuer ?
Tibotine : Évidemment, ils ne sont pas facile à reconnaître tant le trait est mauvais, mais en plissant les yeux, on peut finir par distinguer le visage de la Joconde de De Vinci, lui est un des noceurs de Cana de Véronèse, quant à elle c’est un barbouillis médiocre de la Grande Odalisque d’Ingrès.
Dickie, éberluée : Quoi ? Attends, d’où tu…
Pierre-Antoine : Ah ! Pauvre gueuse ! En ce cas, explique-moi d’où vient ce magnifique trait cubique ?
Tibotine : De mon *bip*.
(ce n'est pas elle qui dit "bip" hein, il faudra le rajouter en post-prod)
Pierre-Antoine : Oh !
Tibotine : Ce n’est rien d’autre qu’un délire pathétique d’adolescent narcissique qui en aurait fait vomir Georges Braque et pleurer Picasso. C’est à cause de ce genre d’œuvres prétentieuses et sans profondeur qu’on rejette tant l’art moderne.
Dickie est morte de rire.
Tibotine : C’est facile de se payer un trip d’artiste maudit quand papa nous donne tout l’argent qu’on veut pour peindre sur d’immenses toiles tout l’étendu de sa superficialité et de son amour de soi.
Pierre-Antoine, touché en plein cœur : Ah ! Ah ouais ! Eh bien détrompe-toi ! Il m’arrive aussi d’étendre mon art à des créations plus modestes comme [en le sortant] ce petit badge de carton peint sobrement à la main !
Pierre-Antoine affiche un sourire du genre « vas-y tombe dans mon piège », sourire vite brisé par Tibotine.
Tibotine : Tu espères quoi ? Que je dise « ah oui effectivement » puis te gausser en me révélant que "c’est bien la preuve que je n’y connais rien car c’est mauvais" ? N’importe quel crétin verrait que ça n’est pas de toi.
Dickie : Ah bon ?
Tibotine : Je ne sais pas qui te l’a donné, mais le trait est vingt fois plus souple que le tien, et, ô miracle, on arrive à voir ce que ça représente, ce qui est tout de même le minimum pour quelqu'un ayant la prétention de savoir dessiner. [elle lui prend] Il faut que tu comprennes quelque chose fils de bourge, t'es tellement excessif, le seul talent que tu as, c’est celui de te détruire tout seul. Maintenant laisse-nous passer, il faut qu’on aille en cours.
Tibotine fait suivre à Dickie de la suivre, et elles partent toutes les deux en laissant là Pierre-Antoine.
Dickie, dans le couloir, admirative : Mais… mais Tibotine, d’où tu sors tout ça ?!
Tibotine, le badge de carton en main : Eh, chacun ses p’tits talents ! Le tout est de savoir quand les mettre à exécution !
Corps de Pierre-Antoine inerte à coté de boîtes de médicaments vidées.
Générique de fin.
lundi 6 septembre 2010
Scénario : Épisode 3 – La parole est d'argent
-Attends attends, c’est pas fini ! Là le mec me fait [prenant une voix grave] « dis donc mademoiselle, je crois que vous ne savez pas à qui vous vous adressez ». Alors je lui réponds « non effectivement. Ah un épouvantail peut-être ? » alors lui tout de suite « comment pouvez-vous dire ça ?! » « ben j’sais pas, on jurerait que vous avez un bâton dans le... ».
Elle a peine fini que Tibotine éclate de rire à nouveau (encore un peu à la manière pouf’).
Dickie : -Mais le pire, c’est qu’après que je lui ai dis ça, il a tout de suite…
Dickie n’a pas le temps de terminer sa phrase que deux grosses chaussures se posent violemment sur la table. C’est Cyril qui vient de s’asseoir sans qu’on le remarque avant de poser ses pieds sur la table.
Cyril : Salut les filles ! Ça boume ?
Dickie : Hein ?
Cyril : Ouap, désolé, je manque à mon devoir ! [lui tendant la main] Moi c’est Cyril, Cyril de Lilles, et tu peux me dire ton joli p’tit nom ma mignonne ?
Dickie : Ça va pas être possible…
Générique.
Dickie : Visiblement, « Cyril », il y a plus d’un devoir auquel tu manques ! Entre virer tes sales pattes de la table, éviter de couper la parole, apprendre à parler correctement et surtout aller t’acheter une vie, la liste est longue.
Cyril, retirant ses pieds : Mazette, mais c’est qu’elle mordrait. Tu me fera penser à rajouter de m’acheter du Rabipur dans la liste.
Dickie : Qui est ?
Cyril : Un vaccin contre la rage. Ça peut être utile vu certaines de mes fréquentations.
Dickie ne s’y attendait visiblement pas, et accuse rapidement le choc (une demi-seconde) avant de reprendre.
Dickie : Pour tout dire, je t’aurai aussi conseillé de prendre un médicament contre la bêtise, mais ce sont des cas dans ton genre qui font désespérer la science.
Cyril : J’aurai au moins la bonté d’âme de lui léguer mon corps. On pourra y trouver tout frais les postillons d’une vipère des plus venimeuses.
Dickie : Espèce de…
Cyril, la coupant : Eh rassure-toi ! On n’est pas si différents, moi aussi je sais faire pleins de trucs avec ma langue… [il imite le sifflement du serpent]
Dickie, agacée : « On n’est pas si différents » ! Regarde-moi bien abruti, est-ce que ma copine et moi avons l’air aussi si bêtes, si prétentieuses et si affligeantes à la fois ? Tu es si pathétique qu’avoir un seul gène commun avec toi reviendrait forcément à avoir un QI digne d’une huître sous-oxygénée.
Tibotine, alors que Dickie termine à peine sa phrase : Dickie ?
Dickie : Quoi ?
Tibotine, gênée : C’est mon frère.
Dickie a un blanc de cinq secondes après ce qu’elle vient de se prendre.
Dickie : … Je…
Cyril : Et bien, l’huître sous-oxygénée, on ferme enfin son clapet ? Bon évidemment, il serait facile de te traiter de coquille vide, mais je vais éviter car tu viens quand même de nous sortir une belle perle. Cela étant dit, tu es quand même un joli coquillage, rassure-toi, je t’ajouterai volontiers à ma collection.
Dickie, sonnée : … Tu…
Cyril, approchant son oreille de la bouche de Dickie : Qu’est-ce que tu dis ? Oh ! Eh Tibotine, faudra que tu essayes c’est marrant comme tout, on entend la mer ! Allez, à la revoyure.
Cyril se lève pendant que Tibotine tapote sur l’épaule de Dickie qui se met la main sur le front et le coude sur la table. Soudain, Cyril se retourne.
Cyril : Eh eh ! Je viens pas de te briser en miettes là, hein ?
Dickie le regarde étonnée.
Cyril, surexcité : Allez avoue ! Je t’ai déforaillée là ! T’as rien compris hein ?! Hein ? Eh ouais ! Eh ouais ma belle je suis trop fort ! Trop trop fort ! Je sais, après ça tu es sûrement tombée amoureuse de moi, mais n’oublie jamais que celui qui m’aime avant tout le plus, c’est moi moi moi et re-moi ! Quelle force ! Quelle prestance ! Quelle élégance ! Quel charme ! Je m’aime !! [il part en chantant] ♪ Vive moi ! ♪ Vive moi ! C’est moi le plus beau ! Vive moi vive moi ! La la la lo lo !!…
Dickie et Tibotine se jette un regard.
Dickie : ... Dommage.
Tibotine : Ouais. Dommage.
Générique de fin.
dimanche 5 septembre 2010
Scénario : Episode 2 - Qui sème le vent
Tibotine (ou Pouf 2, appelez-la comme vous voulez) passe dans une tenue très provocante devant un groupe de ouechs.
Caïd : Eh mam'zelle, comment t'es charmante !
Tibotine, mal à l'aise : Malélévé.
Caïd, démarrant au quart de tour : Quoi ? Qu'est-ce t'as dis là ? Tu vas voir ta tête !
Il commence à lui courir après avec sa bande, elle essaye de s'enfuir mais ne va pas bien vite vu la taille de ses talons. Il la rattrape juste devant Dickie qui boit du café sur un banc, mais qui semble totalement les ignorer.
Tibotine : Laissez-moi tranquille !
Caïd : J'vais te défoncer sale...
Il recule la main pour la frapper, et tape sans le vouloir dans le gobelet de Dickie qui tombe par terre.
Dickie : Ça va pas être possible.
Générique.
Dickie, lui mettant la main sur l'épaule : Dis donc cassos, c'est pas parce que tu n'as jamais ramassé que des rateaux dans ta vie que ça t'empêche de ramasser mon café.
Caïd : KOA ?! C'EST À MOI QUE TU PARLES ?
Tibotine : Allons mademoiselle ne...
Dickie : Ouais, mademoiselle, c'est ça. Fais pas genre tu te souviens pas de moi Britney Spears, et va mettre un pull tu choperais une angine par trente-cinq degrés. Non l'attardé, c'est pas à toi que je parle mais à un crétin dont le calbard est tellement relevé qu'on se demande s'il y a quelque chose dedans... Ben en fait si, c'est toi.
Caïd : Vas-y, j'vais te...
Dickie : Tout doux, un problème à la fois et tu m'as l'air d'en être un gros. J'ai cru comprendre que ta technique de drague est aussi éculée que ton T-shirt ?
Caïd : J'lui ai juste dis qu'elle était charmante.
Dickie : Quelle tristesse pour une jolie fée de ne parvenir à charmer de nos jours que d'immondes grenouilles se pensant aussi grosses que le boeuf. Toutefois, une castration vous ferait sûrement le plus grand bien.
Caïd, s'énervant : Euh... Vas-y, mais elle m'a dit "malélévé" !
Dickie : Effectivement, quand on te voit, la seule réussite de ta mère a dû être de t'apprendre à faire tes lacets.
Caïd, à bout : J'vais t'enfiler par tous les trous pauvre...
Dickie : Encore faudrait-il que t'es quelque chose à me mettre.
Dans un cri de rage mêlée au desespoir, il se jette sur Dickie pour l'étrangler, mais marche sur son lacet et se casse la gueule.
Dickie : Ah non. En fait, ta mère a fait un échec total.
Ellipse (jingle).
Dickie et Axel' sont toujours au même endroit, mais le caïd et sa bande sont visiblement partis.
Tibotine : Dis donc, ce que tu lui as mis !
Dickie : Ça fait toujours plaisir de rendre service. Au moins maintenant, il n'oubliera plus jamais de les lacer.
Les pieds du caïd pendent au-dessus du vide, les chaussures bien lacées.
Générique de fin.
vendredi 3 septembre 2010
Scénario : Episode 1 - Tant va la cruche
Les moments où Dickie parle en "blog" sont en bleu, les "casses" sont en verts.
-Salut, je m'appelle Dickie, j'ai 18 ans, je suis mi-française mi-anglaise, et j'ai créé ce blog pour être un peu plus... extravertie.
On voit Dickie marchant dans les couloirs avec tous ses goûts vestimentaires habituels assez originaux, et ignorant les personnes qui la regardent.
-Bien sûr, mon attitude peut porter à confusion... Mais ce qui me caractérise avant toute chose, c'est ma foi en l'espèce humaine.
Un groupe de pouf discute, jusqu'à apercevoir Dickie passer.
Pouf 1 : Nan mais attends t'as vu la fille là-bas, viens on lui fait !
Pouf 2 : Oh ouais trop !
Elles se lèvent, la pouf 1 lui tend un billet de dix euros.
Pouf 1 : Et toi, tiens voilà dix euros.
Dickie : Euh... Merci. Mais pourquoi ?
Pouf 1 : Pour t'acheter des fringues !
Rires de grosses poufs. A noter que, rien qu'à la manière dont elle l'ont dit, on sentait que c'était le treizième fois qu'elles faisaient cette blague pourrave.
-Bon, un de mes défauts je l'avoue, c'est d'être un peu naïve.
Dickie, lui prenant et partant : Ok merci.
Pouf 1 : Ça va pas nan ! Rends-le moi tout de suite !
Dickie : Mais...
Pouf 1 : Attends t'as pas compris que je voulais juste te mettre la honte parce que t'es trop mal fringuée et que tu crains trop ? Ah nan mais j'te jure ! Rends-les moi !
-Les gens ont cette magnifique qualité qu'est la franchise, et je me dois de leur renvoyer l'ascenseur.
Dans un long silence, Dickie déchire trèèès lentement le billet. (évidemment, on n'entendra juste le bruit, et la caméra sera placé de manière à ce qu'on ne voit pas que Dickie déchire un papier. Je conseille de rajouter un très fort bruitage ultérieurement).
Dickie, une fois qu'elle a fini : Ça va pas être possible. <- LA phrase de la série. A prononcer donc avec une petite touche personnelle.
Générique.
Pouf 1 : Nan mais j'hallucine trop là ! Tu veux une claque dans ta face, c'est ça ?!
Dickie : Allons, on peut discuter calmement. Comment tu t'appelles ?
-Je suis pour la non-violence.
Pouf 1 : J'vais t'exploser ta...
Dickie : Moi c'est Dickie.
Pouf 1 : D... Dickie !? Ouah nan lol trop la honte ! Tu sais ce que ça veut dire en anglais ?
Dickie : Ouais... et c'est toujours mieux qu'être un gros tas.
Silence de mort.
-Les gens ne se parlent plus. C'est dommage.
Pouf 1 : Attends, va te regarder dans une glace et on en reparle, ok ?
Dickie : Coup de chance, j'en ai une juste en face de moi, mais elle ne réfléchit pas beaucoup, si tu vois ce que je veux dire... mis à part le reflet de centaines de magazines de people, de mode et autres prêt-à-penser, permettant de voiler maladroitement le vide intersidéral se cachant derrière.
Pouf 1 : Je...
Dickie : Soyons claires, t'es tellement superficielle que la seule chose qu'on puisse trouver de profond chez toi, c'est ton anus.
Pouf 1 : ...
-Évidemment, il reste essentiel de laisser la parole à son interlocutrice.
Pouf 1 : Ben toi, tu as un derrière... euh, un derrière... très grand.
Dickie : Très.
Pouf 1 : Ah !
Dickie : C'est tout ?
Pouf 1 : Oui !
Dickie : Ah non, c'est un peu court jeune homme
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme
Descriptif : c'est un roc, c'est un pic,c'est un cap...
Que dis-je, c'est un cap, c'est une pénins...
Pouf 1, méprisante : Mais qu'est-ce que tu racontes ?
Dickie : Hein ? Ben c'est Cyrano de Bergerac, tu connais pas ?
Pouf 1 : Euh, non..... Il est déjà passé à la Star Ac' ? ............ [gigantesque silence*]............... nan mais parce que moi le slam j'aime bien hein...
-Bref, je mène une vie vraiment marrante, et j'espère que je pourrai partager avec vous toutes ces rencontres si enrichissantes !
Pieds pendant au-dessus du vide et d'un exemplaire entrouvert de Cyrano de Bergerac, on en déduit que ces pieds sont à pouf 1 qui s'est pendu.
Générique de fin.
*pour accentuer l'effet de solitude, je conseille une caméra très éloignée
Conseils aux actrices et acteurs :
-N'hésitez pas à modifier le texte si vous ne le sentez pas par moments
-Vivez le texte au maximum, soyez votre personnage, surtout ne récitez pas (la vidéo de Cyrano est un bon exemple car Depardieu "vit" un texte très linéaire)
-Il faut que les répliques fusent de chaque coté. Ne laissez surtout pas de blancs entre vos paroles.
-Éclatez-vous (mais sans surjouer) !