lundi 13 septembre 2010

Scénario : Épisode 7 - On ne fait pas d'omelette

Préface : Si on rigole bien au début, l'atmosphère de la fin de l'épisode est très très lourde.

Dickie, Axel et Tibotine marchent en discutant.

Dickie : Mais alors le badge, c’était quoi ?

Axel : Une sorte de signature, pour qu’on se rappelle de moi.

Tibotine : Et pourquoi une souris ?

Axel : Alors ça, l’inspiration ! Des fois, des trucs chelou viennent à toi comme ça, tu sais pas p…

Cyril, sortant de nulle part : Yeh !! Salut les filles !

Dickie : Oh non.

Cyril, faisant la bise à Tibotine : Salut Tibo ! [faisant la bise à Dickie] Salut Dickie !

Il s’approche de Tibotine pour lui faire la bise, mais elle lui lance un regard si noir qu’il recule d’un pas en disant :

Cyril : Euh… salut !

Dickie : Qu’est-ce que tu…

Cyril, lui posant le doigt sur la bouche : Chuuuuut… Tu sais, j’ai beaucoup réfléchi depuis notre dernière rencontre, et, c’est un grand honneur pour toi je sais mais, il faut que je te dise quelque chose…

Dickie : Si c’est pour te moquer de moi c’est…

Cyril, lui coupant la parole : Je t’aime. Sors avec moi.

Gigantesque silence digne des plus grandes profondeurs abyssales.

Dickie : … Désolée… ça va pas être possible…

Générique.

Cyril : Ah… bon… j’oubliais que les mollusques marins n’ont pas de cœur.

Dickie, s’énervant : Tu vas pas recommencer avec ton huître ! Je t’ai rembarré gentiment là, j’ai pas…

Cyril, la coupant : Mais t’es sur les nerfs ma grande ! Faut pas t’exciter comme ça ! [à Tibotine et Axel] Lui achetez jamais un tensiomètre hein, l’aiguille va faire six fois le tour du cadran !

Dickie, bien énervée : Mais tu vas pas t’y remettre ! Pour rester calme face à l’étendue de ta bêtise, c’est pas des somnifères qu’il faut, c’est un soutien psychiatrique !

Cyril : Que j’aime ta répartie ma tigresse ! Sauvage, violente, mais aussi pleine de grâce et de charme ! Cela dit, attention à ne pas la caresser à rebrousse-poils, ça mord ces bêtes-là !

Dickie, furax : Encore obligé de me comparer à un animal, hein ? Et pour toi, ce sera quoi ? Un âne ? Un militaire ? Un rat ?

Cyril : Eh, j’aime bien le rat ! Il vit constamment avec la haine pure et gratuite d’autrui, il survivrait à une attaque nucléaire et tient bon face à la peste ! Ne sont-ce pas là les caractéristiques idéales pour réussir à cohabiter avec toi ?

Axel, commençant à tapoter sur sa jambe ou un mur (et continuant pendant les deux prochaines tirades) : Arrête…

Dickie, explosant de rage : Axel, ne te mêle pas de ça ! [à Cyril] Cohabiter ? Carrément ? Explique-moi comment vivrions-nous à deux alors que tu ne vis que pour toi-même ! Tu parlerais tellement de toi qu’à tant t'entendre les voisins seraient convaincus que tu vis seul. Tu te regarderais tellement dans le miroir que quand j’irais devant, ton reflet sera encore là.

Cyril : Mais qui se ressemble s’assemble, non ? À moins que tu ne vives pour autre chose que ta fierté égoïste d’avoir le dernier mot ? Pas étonnant que les voisins aient de telles croyances, tu râles tant qu’ils jureront que c’est la télé que je laisse allumée. Et lorsque tu seras devant mon immuable reflet, j’espère que tu prendras bien le temps d’admirer son regard plongé dans le tien, un regard empli d’amour, ne serait-ce que pour lui-même, face à ton regard empli uniquement de haine et de mépris des autres...

Dickie va hurler quelque chose, mais Axel ne lui en laisse pas le temps en envoyant un poing dans la face de Cyril qui en est projeté au sol. Tibotine crie puis s’agenouille à coté de lui pour voir s’il va bien.

Dickie, à Axel : Non mais ça va pas non ?!

Axel, bégayant : Je p-p-pouvais pas accepter q-q-qu’il…

Cyril : Aaaaah ! Mon nez !!! J’ai mal !!!

Dickie : Que t’acceptes ou pas, on frappe pas les gens comme ça !

Axel : T-t’as pas à me donner de leçon !

Cyril : Je me vide de mon sang !! Au secours à moi !!

Tibotine, à Cyril : La ferme !

Dickie : Faut te faire enfermer ma pauvre fille, t’es complètement cing…

Avant même qu’elle est pu finir, Axel la claque du dos de la main.

Dickie : … Comment peux-tu…

Axel lui en met une autre de la paume. Axel l’observe d’un regard mêlé de sévérité, de déception et de tristesse pendant que Dickie, les yeux baissés et perdus dans le vide, est bouche bée. Finalement, Axel part d’un pas lourd et rapide.

Dickie, après un silence : … Tibotine ?

Tibotine, toujours penchée vers son frère : Oui ?

Dickie : J’y vais. Fais ce que tu veux.

Tibotine : Je vais emmener mon frère à l’infirmerie.

Dickie : Très bien.

Dickie part dans la direction inverse de celle d’Axel.

1 commentaire:

  1. Tip top monsieur !
    J'ai demandé à ma CPE qui m'a dit que, par formalité, je devais prendre rendez-vous avec la directrice.

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