samedi 11 septembre 2010

Scénario : Épisode 6 - Bien mal acquis

On voit Pierre et Paul en train d’écouter quelqu’un d’hors-champ :

-Bon les mecs, les Pester Laure c’est fini, on est dans la cour des grands maintenant, c’est compris ?

Pierre et Paul : Oui boss !

On découvre qu’ils s’adressaient en fait à Gilbert.

Gilbert, se prenant grave au sérieux : Maintenant, notre nom sera les Tiger Wood, comme le catcheur, compris ?

Pierre : Oui boss, on a trop bien fait de vous prendre comme boss, vous avez trop de culture !

Gilbert : La culture ne fait pas tout, on va aussi changer de cibles. Fini les vols de goûters, maintenant on attaque les portefeuilles, exécution.

Après trois pas, ils arrivent à un banc où est assise Tibotine.

Gilbert : Salut mon chou, dis-moi qu’est-ce tu fais là ?

Tibotine : J’attends une amie, mais je vois pas en quoi ça te regarde.

Gilbert : Bon, elle comprend rien à notre subtilité. File-nous tout de suite ton fric, [la saisissant par le col] ou on te démonte ta face !

Dickie, venant de derrière avec le déguisement du professeur Müller et son accent : Ar zo nein nein, désolée… [voix sérieuse] ça va pas être possible.

Générique.

Tibotine : Dickie, qu’est-ce tu…

Dickie : C’était pour une surprise, mais visiblement j’ai été devancée. Que désirent ces messieurs ?

Gilbert : Du fric !

Dickie : Pourquoi ? Pour t’acheter des poils ?

Pierre : … euh boss, vous vous êtes fait détruire là.

Gilbert, criant pour faire taire Pierre : Aaaaaah ! Tu oses mettre en doute ma virilité ?

Dickie : Mais pas du tout Tarzan, pas du tout.

Gilbert : Voilà, je préfère ça : Tarzan.

Dickie : Un type qui a jamais appris à se comporter en société, qui crie comme une fillette pour se faire respecter et qui commande à des gorilles.

Tibotine : Euh Dickie, calme le jeu…

Gilbert, se collant à Dickie pour faire monter la pression : Tu as envie de te faire défoncer ou quoi ?

Dickie : Pour tout dire, c’est mon rêve. Mais laisse ça à ta milice, parce que tout seul tu risquerais de te froisser un musc… [regardant son bras] euh, un os.

Gilbert : Massacrez-la.

Paul la saisit par le col et prépare son autre bras à frapper.

Dickie : Si tu pouvais avoir l’amabilité d’épargner mon menton, j’aimerais me souvenir de quelle taille était mon agresseur.

Tibotine, comme une reproche : Dickie !

Dickie plisse les yeux pour se préparer à recevoir le coup, quand soudain on entend « toc… toc… toc… toc… ». Paul et Pierre sont morts de peur.

Gilbert : Mais frappe ! Frappe je te dis !

Voix d’Axel : Ok.

Le poing d’Axel surgit de nulle part, explosant Paul qui s’envole presque. Tibotine et Dickie regarde la scène étonnées, Gilbert ne comprend pas ce qu’il se passe. Axel s’approche furax de Pierre.

Pierre, mettant ses mains paume contre paume : Non ! Pitié ! Je recommencerais plus je le jure je…

Axel saisit les deux poignets de Pierre et serre très fort.

Pierre : Aaaaaaah !! Au secours !! J’ai mal je…

Il finit par s’évanouir. Tibotine et Dickie continuent à regarder la scène, sidérées. Axel s’approche de Gilbert.

Gilbert : Eh ! Tu te rappelles de moi, hein ? Ah… aaaaah…

Axel prépare à peine son coup que Gilbert se recroqueville en boule par terre tout tremblant. Axel hausse les épaules, et sort de sa poche trois badges qu’elle fait tomber sur chacun d’eux.

Dickie : Hein ? Eh ! Mais c’est toi la souris géante !!

Axel la regarde, interloquée.

Dickie : C’est une grande avancée pour la science ! Ah, en fait, Dickie !

Tibotine : Tibotine !

Axel se met à tapoter sur sa jambe en souriant. Dickie et Tibotine prennent peur.

Axel, souriante : ...Axel.

Dickie : … ok ! Bon Axel, tu m’as sauvé la vie, j’invite au MacDo, et rien à fiche s’il est quatre heures !

Axel fait non de la tête.

Dickie : Pas bavarde, hein ? J’insiste !

Axel finit par la suivre en souriant et en haussant les épaules.

Dickie : Ah !… Au fait, j’allais oublier ! [elle se met à genoux à coté de Gilbert toujours en boule] J’avais oublié de te la balancer tout à l’heure mais, t’es tellement petit, c’est un miracle que tes jambes soient assez longues pour toucher le sol. Allez salut.

On reste sur Gilbert, mais on entend la voix de Dickie s’éloigner au loin « en fait tu vois, on avait élaboré une hypothèse selon laquelle il y a avait une souris géante dans les couloirs, c’était à cause du dessin sur tes… »

Pieds de Gilbert suspendus dans le vide.

Générique de fin.

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